René Magritte
Collection particulière, Paris
Ce tableau existe en plusieurs versions et techniques :
utilisant tantôt l’huile, la gouache ou le crayon.
Ces créations sur ce thème vont de 1935 à 1964.
Ce tableau reste une énigme pour les spécialistes.
Le pourquoi du titre, ce mélange de pieds et de chaussures..voilà qui est intéressant.

René Magritte
est né en 1898 à Lessines et meurt en 1967 à Bruxelles.
Nous savons qu’il ne choisisait pas les titres de ses tableaux, ce sont ses amis, qui lors de jeux lui proposaient des titres… Donc pour allez creuser dans la tête de ce peintre, il faut aller plus loin.
Il faut comprendre ce peintre : Belges, surréaliste dans ce début de siècle qui fût à la fois exaltant pour les idées nouvelles et si terrible par ses guerres. Tous les éléments de sa vie permettent de mieux le comprendre.
Mais mon but n’est pas de faire une analyse où pire une spychanalyse de cet artiste où de ses oeuvres, comme pour les oeuvres précédentes dans ce thème, je préfère vous livrer ici une petite histoire de ma composition.
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La veille René a été voir « Une nuit à l’Opéra » des Marx Brothers avec sa femme et ses amis. Il ne sort pas beaucoup mais il aime pardessus tout l’humour de ces trois là !
Ce matin, comme tous les matin il lit son journal en buvant son café, son fauteuil calé entre la fenêtre donnant sur la rue et sa toile blanche qui attend sur son chevalet.
Les nouvelles ne sont pas bonnes, l’Allemagne se fait de plus en plus menaçante, il commence à faire froid et il pleut.
Mais ce 20 octobre au matin une nouvelle attire particulièrement son attention : la « Longue Marche » de Mao Zedong prend fin. Ils partirent à 130 000 et arrivèrent à 30000 pour un terrible périple de 120 000 kms…
-Décidement la vie des hommes ne vaut pas grand chose !
100 000 invisibles, dont nous ne connaîtrons jamais les visages, les noms, ils sont morts en marchant…
C’est alors qu’une image se forme dans la tête de René : des chaussures tellement usés qu’elles disparaissent, des hommes invisibles dont on ne gardera le souvenir que des pieds. Ils sont statiques, ils ont finis leur longue marche….
René prend un crayon et commence à dessiner sur sa toile ! Le weekend prochain il ne dira rien de tout ça à ses amis, où peut-être que si, ils trouveront un titre à ce cauchemar, oui surement comme toujours ils trouveront !
René sera souvent hanté par ces chaussures usés, la marche vers la mort de tant et tant de personnes, bien au delà des murailles de chine et jusqu’à ses propres pieds pour ainsi dire. Il faudra le repeindre pour ne plus y penser, jusqu’aux prochain cauchemar…
Aëlore
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Une petite aquarelle de mes pieds déjà vue sur mon blog mais qui me fait penser à ce tableau. Pour ma part ils sont dans le bleu de la mer et ce n’est pas un cauchemar…
Au bord de l’eau
@+
Aëlore

